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Que sont devenus les anciens?
Une apprentie immédiatement employée


           S'orienter vers une filière soulève de multiples questions. Une des premières et non des moindres est la suivante : '' aurai je un travail à l'issue de ma formation? ". Le domaine agroalimentaire est véritablement un secteur qui recrute. Méconnu des jeunes, il représente 420 000 salariés sur la France. Mais qu'est ce donc l'agroalimentaire?

Premier secteur industriel en France, l'industrie agroalimentaire fabrique des biens de consommation à partir des produits issus de l'agriculture et de l'élevage. Yaourts, fromages, plats surgelés, pâtés, chocolat et autres confiseries sont issus de ces entreprises. On distingue 8 grandes familles de produits : viande, lait, sucre, produits alimentaires élaborés, produits à base de céréales, huiles, produits alimentaires divers, boissons et alcools.


Pour la transformation et la conservation des produits, l'industrie agroalimentaire utilise des technologies très avancées. La production s'est automatisée au cours des dernières années : les postes exigent plus d'autonomie et de polyvalence, ce qui implique des besoins accrus en personnel qualifié... d'autant que la sécurité alimentaire est devenue une priorité : les entreprises sont entrées dans une démarche qualité, à laquelle participent tous les salariés.


Toutes ces facettes, Antonia Etienne, 25 ans, varoise, les as bien connues et les pratique encore. Et pour cause....Son contrat d'apprentissage en bac bio industrie de transformation s'est converti immédiatement en CDI, à la suite de l'obtention de son diplôme. Après un CAP Employée de Laboratoire, Antonia est séduite par le côté pratique et production de cette formation. Aider à élaborer un produit, voilà ce que l'avait motivé à s'inscrire dans cette formation dispensée à la MFR La Denoves. Suivant les conseils de Christine Cathala, chargée de mission relation entreprises, Antonia n'a pas eu besoin de plusieurs entretiens. Un seul .....Concluant car cette dernière avait sur se montrer volontaire, dynamique, appliquée, sérieuse, consciencieuse.....Des qualificatifs a priori ordinaire qui font aujourd'hui toute la différence.
Evoluant dans un cadre familial où le travail est une valeur noble, Antonia a rapidement gagné la confiance des
responsables de Quai Sud, entreprise spécialisée dans les épices bio
. Souriante, attentive, assidue, l'équipe l'a vite adoptée, faisant ainsi de son apprentissage, un moment de formation agréable. Opérationnelle dans les tâches liées à une ligne de production, en cours de terminale, le verdict est tombé : ''à la fin de la formation, si tu le souhaites, on t'embauche''. Un CDI à l'issue d'un contrat d'apprentissage, une opportunité qu'elle a saisie. Déjà 5 ans....Devenue responsable de l'étiquetage des produits, elle se définit avant tout comme une employée polyvalente. La polyvalence, une vraie compétence notamment dans l'agroalimentaire.

Ce parcours professionnel, elle ne l'imaginait pas ainsi. Elle est consciente que son passage en MFR, la collaboration MFR- Quai Sud y ont largement contribué. Au final 100% de réussite : un diplôme, un CDI ...

De l'horticulture à la pédagogie.....
Tout commence par............

A son entrée en 3ème, mon premier s'intéressait à la restauration, car ses parents étaient gérants d'un bar-restaurant.
Mon second ne savait pas trop quoi faire après une classe de 5ème.
Mon premier s'est rendu compte, à travers un stage dans l'agroalimentaire, que les contraintes liées à ce domaine professionnel ne lui conviendraient pas.
Le stage chez Garden Center (Sorgues, nouvellement Truffaut) a éveillé, chez mon second, un intérêt pour les fleurs.
La révélation pour mon premier s'est produite lors de la période de stage en horticulture
Pour mon second, la voie était toute tracée: devenir fleuriste par le côté créatif
Voilà comment mon premier et mon second se sont engagés dans la filière horticole à la MFR La Denoves
Le brevet d'enseignement professionnel agricole horticole option production horticole et légumière en poche, mon premier et mon second se sont orientés vers des voies différentes
Mon premier ne jurant que par les MFR, s'en est allé vers la MFR de Lambesc pour suivre un Bac Pro
Mon second, obligé de quitter la MFR, s'est adapté à son nouveau établissement: le CFA d'Avignon section CAP Fleuriste
Mon premier et mon second se sont nourris de leurs réussites successives aux examens, pour aller toujours plus loin
Des étapes franchies que mon premier et second n'auraient jamais imaginées quelques années plus tôt
A travers le Bac Pro, puis le BTS, mon premier a découvert les joies des programmes Léonardo (Angleterre, Irlande) et des voyages d'études dans des pays inédits ( Canada, Costa Rica)
Mon second, quant à lui, la mobilité a été entreprise non en tant qu'élève mais en tant que formateur.
Des expériences différentes, complémentaires pour lesquelles chacun s'accorde à dire : s'ouvrir aux autres, s'intégrer dans un pays étranger, c'est savoir converser en anglais au minimum.
Aujourd'hui, le destin a fait que ces deux anciens élèves de la MFR sont devenus formateurs à la MFR La Denoves
Mon premier aspire dans le cadre de sa licence professionnelle à convertir la production de la MFR en bio
Mon second est devenu le responsable de la formation CAP Fleuriste et une référence dans les programmes Léonardo Pays-Bas
De l'horticulture à la pédagogie, leur projet professionnel a germé et grandi sereinement
Passer de l'autre côté du miroir oui mais sans oublier d'où ils viennent
Véhiculer l'esprit MFR est par conséquent naturel pour mon premier et second.
Faire renaître le goût d'étudier, comme pour eux, tel est le leitmotiv de Sophie Granget et Wilfried Donzet

D'anciens formateurs à collaborateurs, nous ne pouvons que leur souhaiter long vie en MFR. Les idées ne manquent pas pour en être ainsi. Qui sait, parmi les élèves actuels, nos lecteurs futurs élèves, certains deviendront également des formateurs dans leur domaine de prédilection.





Elèves hier.......Formateurs aujourd'hui


Interview d'Isabelle Isoard, 26 ans, technicienne bactériologiste
           Nostalgie....non. Bien au contraire!!! Etre informé du devenir d'anciens élèves est intéressant et révélateur. Savoir que leur passage au sein de la MFR La Denoves a changé leur vie, leur a permis de s'envoler vers d'autres cieux, de dépasser leurs craintes, leur peur de s'engager dans les études prouvent toute l'efficacité de l'alternance. Nous inaugurons cette rubrique, avec l'exemple d'Isabelle Isoard. Aujourd'hui âgée de 26 ans, Isabelle, originaire d'Aix, a fait ses premiers pas à la MFR, en septembre 2002. Récit d'une page de sa vie capitale selon elle.

Quel a été ton parcours avant ton entrée en MFR?
"Après le collège, je suis allée au lycée où j'ai fait deux années de seconde, option économie. "

Comment as tu connu la MFR?
"J'étais en échec scolaire lors de ma deuxième 2nde. Mais je voulais à  tout prix travailler en Recherches et Développement" ou dans des laboratoires pharmaceutiques. Alors, on m'a proposé de suivre un MODAL (module d'adaptation en lycée professionnel) où j'ai fais un stage en pharmacie de ville. Ce dispositif m'a permis de faire des recherches sur le métier qui m'intéressait le plus. J'ai eu un entretien avec une conseillère d'orientation qui m'a fait connaitre les MFR"

  Pourquoi avoir choisi la MFR? Quelles conséquences en terme de vie de famille puisque tu as été interne?
"La MFR permet de suivre les mêmes cours qu'au lycée mais avec 12 élèves en classe au lieu de 40!! On est beaucoup plus encadré, les formateurs sont très présents. De plus, l'alternance, c'est une vraie chance!! On fait nos premiers pas dans le monde du travail puis on construit  progressivement son CV . Au final, quand on arrive sur le marché du travail, la différence est nette!! Par rapport à la vie de famille, au début ce n'était pas évident. Mes parents étaient soucieux de  me laisser partir à l'internat. Puis les premières semaines se passent, les résultats sont là alors ils se rendent compte que c'était le bon choix. Ils s'épanouissaient au même rythme que moi. Une autre vie pour eux aussi!"

Que retiens tu de ton passage en MFR?

"C'est une véritable aventure humaine!! Il y a les cours, les services, et l'internat. Tout cela réunit, nous fait grandir, fait prendre conscience de la vie active. On apprend non seulement un métier mais aussi ce qu'est la VRAIE vie. Sans oublier la confiance en soi car durant 4 ans, j'ai été considérée autrement."

Qu'as tu développé grâce à la formation en MFR?
"Je pense que ma formation de BEPA Agent de Laboratoire suivie d'un Bac Pro Bio industrie de Transformation par apprentissage m'ont permis d'être autonome, rigoureuse, consciencieuse, persévérante. Ce sont les qualités premières que l'on demande à une technicienne"

 Quel a été ton parcours après ton Bac Pro obtenu avec mention Bien? 

"Après mon Bac Pro,  j'ai fait un BTS Analyse Biologique et Biotechnologique, à Grenoble. Je n'ai pas poursuivi après ce diplôme car c'est un bts très polyvalent . Même si certains de mes formateurs n'approuvaient pas forcément ce choix, je n'ai pas souhaité s'engager dans une licence"

Quelles qualités acquises en MFR t'ont servi dans tes études post-bac?

"La persévérance car cela n'a pas été facile tous les jours. L'apprentissage développe cette aptitude. Mes camarades venaient pour la plupart d'un bac S. Il faut l'avouer, il existe un écart un bac S et un bac pro. Par contre, sans aucune prétention, ma réussite prouve qu'un jeune issu de bac pro peut tout aussi bien réussir qu'un jeune possédant un bac S. L'égalité des chances..."

Quels regards portes tu sur ces voies différentes?

"Quand on vient de la filière professionnelle bio industrie de transformation, on acquiert la pratique et la technique mais aussi la théorie dans certaines matières scientifiques. Avec une filière générale, les étudiants disposent de références scientifiques plus approfondies en mathématiques, physique-chimie. Cette différence là a conduit à une solidarité et non une réelle concurrence. A chaque ses atouts. La réussite de notre promotion a résidé peut-être dans le partage. Je dois reconnaître que cette notion de partage m'était familière...La MFR et l'éducation de mes parents"

Quel emploi occupes tu maintenant?
"Je suis technicienne bactériologiste au CHU de Nice. Je suis en charge des multiples prélèvements faits  à l'hôpital et du rendu de leurs résultats. Il y a la vie d'un patient en jeu. C'est un poste à responsabilité. J'ai commencé ce travail seulement trois mois après avoir été diplômée. Le fait d'avoir été mobile dans mes études, dans mes recherches d'emploi ont joué en ma faveur Dans l'avenir j'aimerai revenir vers la recherche mais pour l'instant je me perfectionne dans la bactériologie. Il y a tellement à apprendre!!

Au final , si c'était à refaire, que ferais tu?  Que changerais tu?
"Si c'était à refaire, je pense que j'aurais choisi la voie professionnelle dès la sortie du collège. J'ai été mal orientée au collège et à mon "époque" , la voie professionnelle était mal reconnue. Je ne regrette rien. J'ai prouvé aux personnes qui m'ont dit que je ne pourrai pas faire d'études scientifiques que j'en étais capable!! Ils ont été ma force pendant ces 6 années d'études en alternance. J'ai atteint mes objectifs. mes années à la MFR ont été un tremplin"